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05/02/11 - Claudie Cohen

Présentation par Claudie Cohen de : Il était une autre fois.

Samedi 5 février 2010. Nous eûmes le plaisir de recevoir Madame Claudie Cohen venue spécialement d'Angleterre pour nous présenter son livre ; dame affable, souriante, spontanée et pleine d'humour, elle établit d'emblée le contact avec la salle, parmi laquelle se trouvaient des amis d'Angleterre venus  l'accompagner ainsi que de nombreux camarades de classe dont notre ami Joe Jésua. L'atmosphère fut donc particulièrement sympathique.

Claudie Cohen est native d'Alexandrie, elle habitait face au Sporting Club et fréquenta des écoles juives bien connues : d'abord le Petit Lycée de la rue de Thèbes, et ensuite le Lycée de l'Union Juive à Cléopatra puis à Rouchdy.

Claudie, comme dans le cas d'autres consœurs écrivaines, nous expliqua que sa motivation principale était « la transmission ». Elle a choisi délibérément d'écrire en français, qui est la langue de son cœur.

Le livre est-il autobiographique ? L'auteur le confirme totalement. Seuls les prénoms changent, Claudia devenant Mira et ses parents devenant Henri et Titine.

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Le livre commence à la maternité de l'Hôpital Israélite d'Alexandrie, où Titine est accouchée dans l'angoisse par la célèbre sage-femme Madame Grouchkine. Henri et Titine ont très ardemment voulu avoir ce bébé, mais curieusement ils n'ont pas choyé particulièrement leur petite fille et l'ont un peu laissée « grandir toute seule ». Toute seule ? En fait, pas vraiment, car Mira « a été élevée » par ses bonnes successives, ce qui fait qu'elles occupent une place importante dans le récit ; Spécialement la bonne Fardous avec laquelle l'enfant fait une virée mémorable dans les quartiers populaires d'Alexandrie.

La rencontre avec l'auteure du livre et la lecture de son ouvrage nous indiquent nettement que Claudie-Mira est une belle nature ; malgré les frustrations causées par ses parents, elle n'apparaît nullement comme une personne triste ou morose ; bien au contraire, c'est la joie de vivre qui imprègne le livre. La vie agréable et assez insouciante de cette jeunesse alexandrine dans les années 40 et 50 est très bien rendue, entre l'école et la plage toute proche, les flirts, les histoires d'amour et les surprises-parties.

Lors des nombreux échanges avec la salle nous fîmes remarquer à Claudie que son livre était truffé de mots d'arabe, ce qui le rendait d'autant plus touchant. La proximité avec les bonnes explique en partie la proximité avec l'arabe.

Toujours à propos de l'arabe, Claudia nous raconta un épisode amusant qui s'était passé au Lycée Français de Londres lors du passage du Baccalauréat. Elle s'était risquée à choisir l'arabe comme deuxième langue et son interrogateur était un arabe palestinien ! Il lui demanda si elle connaissait le Coran. Elle lui récita audacieusement la seule Sourate qu'elle connaissait et réussit son épreuve.

Comme on le voit la présentation du livre fut très vivante et agréable.

Un grand merci à Claudie Cohen ! Au revoir.

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